Ce dialogue de pure fiction entre Camille et Paul Claudel se déroule le 6 décembre 1905 dans l’atelier de Camille. Paul, consul en Chine, est en congé en France. Il vient rendre visite à sa sœur avec la volonté de mettre fin à ses folies. Cinq ans qu’ils ne se sont pas vus. Ils renouent peu à
peu les fils distendus de leur ancienne complicité, évoquent le passé, l’art, la foi, l’amour.
Deux extraits de lettres et de journaux intimes de Paul Claudel
Paul Claudel évoque Camille, parfois avec tendresse, parfois avec ambiguïté ou culpabilité
« Ma sœur Camille est une grande artiste et une grande infortunée. […] Je revois cette belle fille dans sa jeunesse, si vivante, si passionnée. Elle portait en elle un feu que personne ne pouvait éteindre. »
« Quand je vais la (Camille) voir à l’asile, je suis devant un mystère. Elle me regarde, elle me reconnaît, mais ne parle pas. Et pourtant, je sens qu’elle est toujours là, avec son génie, son orgueil, sa blessure. »
TEXTE DE Louise Caron
MISE EN SCÈNE Véronique Boutonnet
AVEC : Sarah Mesguich (Camille) et William Mesguich (Paul)
Coproduction Compagnie du Théâtre Mordoré / Théâtre de l’Étreinte
